- Héroïne Moderne – Recueil de Poésies j’ai ridé d’obscurs rails dans la nuit des temps j’ai chanté de lumineux cantiques de ferveur à ma Déesse et les étapes visionnaires c’est-à-dire, les yeux de l’âme avaient vu la lumière et l’amour j’ai ridé d’obscurs bails soyons terre à terre sans mouvance car ancrés nous serons beaux notre regard sera fixe et nos yeux ne seront pas déstabilisés par le monde que nous portons et qui nous fait face dans la nuit des temps j’ai chanté de lumineux cantiques à l’adresse des hommes et des femmes traversé les barrières temporelles j’ai volé loin des heurts pour apprécier le délice du mouvement libre dans la nuit des temps j’ai chanté de lumineux cantiques / j’ai observé de plein fouet le centre du monde la réalité vibrante et vibratile violente et sans ambages là où les fortunes qui se bâtissent s’élèvent sur des montagnes de sang du sang solide et liquide mon oeil a vu tout cela et c’est ici que la bataille doit se mener aurais-je la force de porter au monde mes ambitions et mon vouloir ? d’ailleurs, quel est-il ce vouloir ? où veux-je aller ? dans la lune et sur l’amour strates de beauté c’est peut-être simplement une entrecôte j’ai d’abord dévié le regard et porté ma tête sur le côté j’avais mal à la nuque la Réalité m’avait foutu un sacré coup pour casser cet orgueil que je portais en moi la Réalité avait voulu - et avait bien fait - me briser littéralement, j’étais donc hagard, perdu et isolé, comme une triple sentence s’abattant sur ma vie d’accord j’ai vu le centre du monde et sa nervure magnifique l’accès à la lumière comment bâtir une fortune ? quelle voie emprunter ? ne pas être une fourmi mais vouloir rêver haut et fort dans la Réalité avoir sa place et une bonne part du gateau attendre sagement sûrement que la Nature face office que la veine de mon sang s’élève et dise au Monde son dû attendre sagement que l’action frappe au coin de mon Destin et semblant irréel le monde m’a paru magnifique / on est tous dans le même boat embarqués vers – je l’espère - la même direction et tous se souviennent, de manière lointaine parfois, et je me souviens et ce levier pur actionne les êtres et les actions visons l’amour visons la lumière que notre but soit noble, il nous faudra travailler nous devons travailler pour rire et boire pour rire et aimer et pour chanter la vie / sur les traces d’une adolescence délaissée des sentiments écorchés et des voix multiples les résonances belles et l’amour qui doit s’exprimer pour laver les impuretés et les exagérations exactes dans l’assemblée j’avais senti comme quelque chose d’hostile mais c’était là une peur évidente tirée de l’enfance et cet amas de sentiments cet amour présent implosé devant jaillir jaillit et connaît la couleur c’est un sourire magnifique qui s’étale alors que le passé se lave de rires et de joies et de baisers et de soleils là-haut malicieux dans le Ciel je suis à venir dans le passé qui s’éclaire / comment dire que le fleuve est magnifique d’un sentier lumineux qui délaisse les angoisses et trace dans le Ciel d’évidentes connections des soleils à tes yeux et des colonnes à mes jambes je vois le délire ou le délice je sens que tout est bon quand tout est naturel et le courant n’a qu’un sens enfin je veux dire que mon courant est mon sens et ma rivière est lumière et que nous et moi et toi tu connaîtras le calme car c’est l’harmonie qui s’établit c’est une voix forte qui sait ce qui est bon c’est une voix forte qui sait ce qui est mauvais c’est la lumière détachée c’est l’indépendance car c’est la joie ! //// on n’aurait pas pu d’une nature plus douce singer les perfections lisses et ce soleil qui éclatait là-haut tombait bas sur elle, qui étalée dans l’herbe me faisait penser à la Jeunesse comme un sentiment pur, un rayon ou la trace que tous recherchent et qui est une quête de l’âme une quête de l’esprit l’esprit balloté dans de nombreux liens possédés voit mal les inclinations naturelles et ces liens une fois tranchés, le rayon pur luit, libéré des entraves qui jadis le possédèrent en d’autres termes cette femme allongée sur la terre est la somme initiale, suivre sa pensée et son coeur, c’est l’intuition qui parle, et le doute qui s’envole loin là-haut dans le ciel rejoindre une nuée obscure et c’est sur terre que la lumière jaillit dans une simplicité éminemment propre. /// les nuques nues : mon âme a rayonné dans les sphères célestes et surtout sur la terre mon âme rayonne et brise le carcan qui la tenait faible, prisonnière de je ne sais quels jougs étrange joug obscur, enfermant la lumière, qui voulait s’échapper, c’était des rayons la brillance doit scintiller et briller d’un feu calme et régulier mélodieux et pur dans la journée parisienne et dans la forêt partout présente sur terre dans les villes d’europes et les iles lointaines les montagnes vives à l’air épuré, les campagnes élaguées connaissent les chants berçant de tout temps les hommes et les femmes une harmonie s’apaise et une voix s’élève c’est donc un monde qui vit c’est donc l’action le rêve est fini le sommeil a pris fin l’esprit avait deux voies et hésitant au début, il choisit celui de l’action une belle jeune femme tirée d’un rêve, d’un cantique, d’un antique songe vint dans la lumière du matin frapper ma rétine à quoi dois-je cette aubaine ? est-ce la Réalité qui me parle et l’ancrage de mes jambes a connu dans des chemins d’automne un chemin, et ce chemin, l’homme et la femme l’homme et la femme perchons-nous là-haut dans les strates des baisers dans les heurts doux de la sensualité perchons-nous là-haut dans les nuques nues et les croupes dociles la langue roulera le long de ton cou et le mal parti en caval dans des nuées volant au Ciel il me reste comme compagnon l’heureux Bien, joyeux et profusion de faire et d’action le rêve est fini le sommeil a pris fin //// j’ai œuvré dans des sphères circulaires et détonné les amours étonnantes m’emparant à pleine mains du Glaive du Je ainsi le Jeu commenca qu’étions-nous à l’aube de nos vies quand nos sentiments ne parlaient pas encore ? que serons-nous quand le soleil rira et que la veine libre parlera dans nos cœurs ? animés d’une louable intention que seule l’attente rend possible la beauté éclate dans les corinthiennes colonnes et je me demande quelle est la saveur des lèvres antiques et je me demande quelle est la saveur des lèvres modernes
 
 
http://loulevy.fr/files/gimgs/th-15_IMG_1645.jpg